Votez et après…
Nous sommes à quelques heures d’un scrutin provincial. Des hommes et des femmes sollicitent l’immense privilège de représenter une population à l’Assemblée Nationale. Des gens qui veulent servir, qui veulent faire une différence. Les plus cyniques diront que les politiciens veulent d’abord « se » servir. Des débats, des attaques, des accusations, des solutions, des espoirs, des rêves… qui ont alimenté les discussions sur les terrasses et autour des piscines. Les caribous, l’épée de Démoclès, les crucifix, le ménage, la corruption et la collusion, un médecin pour chaque québécois, l’emploi, la gouvernance, le Plan Nord, les redevances, ….ont soulevé les passions, notamment dans les réseaux sociaux.
Le plus bas taux de participation aux élections générales du Québec (depuis 1927) a été observé en 2008 avec un taux de 57 % selon le directeur général des élections du Québec. Pire encore, depuis 1976, on observe une baisse de 32 % de participation chez les jeunes électeurs. Le 4 septembre prochain, en raison du contexte printanier, ils devraient être nombreux à aller voter. En fait, nous devrions assister à une participation citoyenne très importante, tous âges confondus. Et tant mieux parce que c’est là l’expression de la démocratie. C’est une façon de dire ce que l’on souhaite comme société.
Cependant, une fois que le vote sera enregistré, tout ne sera pas réglé. Le défi des finances publiques, de la dette, de l’accessibilité aux soins de santé, de l’intégrité des divers systèmes, de la création de richesse collective et multiples autres enjeux feront partie intégrante du quotidien de nos élus.
La participation citoyenne ne s’exerce pas seulement par l’exercice du droit de vote ; elle peut se faire aussi en assistant aux séances des conseils municipaux. Après tout ne s’agit-il pas là du niveau de gouvernement le plus près des citoyens ? Les élus locaux sont en mesure d’écouter et de répondre aux questions ou donner suite aux demandes des citoyens…ou de donner des explications sur le retard de réalisation de certains projets…
Petite question introspective pour terminer : À combien de reprises avez-vous émis un commentaire ou une opinion politique sur les réseaux sociaux …et quels ont été les impacts de ce geste citoyen ? En revanche, à combien de reprises avez-vous assisté à une séance d’un conseil municipal et posé une question…et quels ont été les impacts de ce geste citoyen ? Le 4 septembre, allez voter…et au plaisir de vous croiser nombreux à la prochaine séance du conseil municipal !
| Cette entrée a été posté par Guy Veillette le 31 août 2012 à 10:00 , et placée dans Éducation, Gouvernance, Municipale, Société. Vous pouvez suivre les réponses à cette entrée via RSS 2.0. Les commentaires et les pings sont fermés pour l'instant |
Il n'y a pas de commentaires.
31 août 2012 12 h 09
Bonjour Guy,
Tu amènes ici un point de vue important du mécontentement massif des Québécois. Il nous est facile de chialer, critiquer et vilipender les politiciens. C’est presque notre sport national. Par contre, on brille par notre absence lors des assemblées municipales. Parler sur un réseau social, facile. Se rendre à un conseil et dire ce que l’on pense, c’est autre chose. Alors à quoi bon ? Comme tu le mentionnes bien, notre devoir et responsabilité va bien au-delà du X que l’on appose sur le bulletin de vote. On a prise de conscience à faire. Merci de nous le rappeler.
31 août 2012 13 h 53
Merci Gaétan pour ton commentaire,
C’est vrai que nous aimons beaucoup jouer au « gérant d’estrade ». La participation à une rencontre d’un conseil municipal procure un contact direct avec ceux qui prennent beaucoup de décision qui affectent notre quotidien. Ça permet de connaître directement la perception des élus locaux et leur adhésion aux nouvelles idées.
Au plaisir !
7 septembre 2012 13 h 11
Il est vrai que nous devrions aller plus souvent aux séances de conseil municipal. Les séances du conseil devrait quant à elles être plus près des gens, conseillers et maire devraient être réellement disponibles, ne pas être là seulement parce qu’ils en ont l’obligation légale. J’y suis allée quelques fois, je m’intéresse à la politique et je me disais que ça serait intéressant de voir ce qui se passe chez moi, dans ma municipalité, quelles sont les préoccupations du Conseil, de mes concitoyens… J’ai rapidement été déçue ! Le maire ou les conseillers répondaient aux questions du bout des lèvres, quand ils ne répondaient pas tout simplement de contacter la directrice générale le lendemain matin.
En plus, ces derniers mois, dans certaines municipalités, des citoyens qui exprimaient leur mécontentement ou encore exigeaient des explications se voyaient bâillonnés par les forces policières ou encore refuser le droit de parole. Dans de telles circonstances, il est difficile de demander aux citoyens de se sentir près de ce gouvernement, n’est-ce pas ? Il n’est donc pas surprenant que de moins en moins de gens fréquentent les séances publiques du Conseil municipal, car même ceux qui s’intéressent à la politique n’y voient plus vraiment d’intérêts. Conseillers et maires doivent aussi se demander pourquoi nous n’assistons plus à leurs assemblées publiques… vous seriez-vous éloignés d’un de vos rôles : être à l’écoute et présent pour les citoyens de votre municipalité ?
8 septembre 2012 12 h 05
Merci madame Magny pour ce commentaire,
Selon ma connaissance, les citoyens qui se présentent aux séances des conseils municipaux peuvent poser des questions et obtenir des réponses. Nous avons vu des histoires d’horreur dans la couronne nord de Montréal, notamment à Mascouche. Je déplore tout à fait cette façon de faire de la politique municipale…
Les élus locaux que je connais (tant conseillers que maires) sont des personnes accessibles, qui participent à la vie sociale et communautaire de leur milieu. Ils sont d’abord des citoyens et des payeurs de taxes eux aussi. Lorsque je fais mon épicerie ou que je prends une marche, il arrive très souvent que les gens me posent des questions sur certains dossiers municipaux et c’est avec plaisir que je leur répond.
De plus, le rôle de gestion municipale présuppose de faire des choix, ceux qui s’avèrent les plus appropriés pour la majorité des citoyens. Or, il est possible que les positions retenues ne fassent pas l’affaire d’un certain nombre de citoyens. Et, ce qui peut être vu comme un manque d’écoute et de présence pourrait être simplement alors qu’une position divergente de certains citoyens.
Bonne journée !