Et de Quatre…
Dans mes derniers articles, j’ai pu vous faire découvrir trois services d’accueil des nouveaux arrivants et pour clore notre périple de l’accueil en Mauricie, aujourd’hui je vous présente le quatrième SANA, celui de Trois-Rivières. Imaginez-vous, ses racines nous font remonter le temps puisqu’il existe depuis 44 ans ! Une mémoire collective des différentes communautés qui peu à peu sont venues enrichir l’histoire de la ville et le soutien de tous ces bénévoles trifluviens qui ont contribué à leur intégration.
L’organisme de Trois-Rivières a une particularité par rapport aux autres SANA. Ses services sont réservés exclusivement aux personnes immigrantes qui s’installent à Trois-Rivières. Une immigration discrète, mais chaque année on peut estimer à plus de 200 néo-Trifluviens issus de l’immigration qui s’installent, et pour l’essentiel, ce sont des familles.
Ces nouveaux arrivants sont majoritairement des immigrants de la catégorie « travailleurs qualifiés », sélectionnés par le gouvernement du Québec, ou bien des parrainés, mais aussi des étudiants internationaux qui, à l’issue de leurs études, ont fait la démarche pour obtenir leur résidence permanente.
Mais l’autre particularité du SANA de Trois-Rivières, c’est aussi l’accueil et l’aide à l’établissement de familles de réfugiés. Là, l’expérience de Ivan et de son équipe de permanents, Maude, Lina, Hind et Lena, ainsi que des bénévoles joue un rôle majeur pour apporter tout le soutien nécessaire à ces gens qui ne se destinaient pas à devoir un jour quitter leur pays. Juste pour alimenter votre réflexion sur cette catégorie d’immigrant, il me plaît toujours de rappeler que nul autre qu’Albert Einstein était un réfugié qui a fui le régime nazi…
Pour ceux et celles que cela intéresse, sachez que le SANA de Trois-Rivières organise tous les ans une marche, lors de la journée mondiale des réfugiés le 20 juin. Une belle activité de partage et de découverte. Soyez au rendez-vous ! (contact : 819.375.2196). Aider pour un nouveau départ, voilà un élan de générosité que toute une société doit partager pour aller de l’avant et s’en trouver gagnante. La société québécoise, avec sa tradition d’entraide qu’elle a su forger au fil du temps, au gré des aléas climatiques et des temps difficiles, a cette valeur solidement ancrée dans les fondements de ses origines.
| Cette entrée a été posté par Jérôme Marsais le 10 avril 2012 à 10:00 , et placée dans Immigration, Mauricie, Société. Vous pouvez suivre les réponses à cette entrée via RSS 2.0. Les commentaires et les pings sont fermés pour l'instant |
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18 avril 2012 16 h 41
J’ai bien aimé tes articles sur l’accueil des arrivants Jérôme. J’aimerais bien savoir sur quoi porte les critères de qualification d’un immigré au Québec ? L’employabilité ? Le niveau d’éducation ? Reconnaissons-nous au même titre leur niveau d’éducation ? Merci du partage Jérôme.
19 avril 2012 10 h 53
Bonjour Gaëtan,
Le Québec a la particularité d’avoir la possibilité de faire sa propre sélection de candidats à l’immigration, mais l’octroi du visa reste le mandat du gouvernement canadien. Il y a plusieurs catégories d’immigration, mais pour te répondre je vais prendre la plus répandue à savoir celle des résidents permanents de la catégorie « travailleur qualifié ». Chaque demandeur doit se qualifier selon grille de pointage qui touche plusieurs aspects socioprofessionnels, comme la formation, la diplomation, l’expérience professionnelle. Mais aussi le niveau de français, la composition de la famille, l’âge, etc. Si le pointage est suffisant, le candidat rencontrera un conseiller du MICC. S’il est accepté, il reçoit un certificat de sélection du Québec et peut présenter alors sa demande au fédéral qui va pour sa part vérifier les aspects qui touchent la santé (examen médical) et sécurité (antécédents judiciaires). Depuis quelques années, les ministères de l’Immigration et de l’Emploi font un travail commun pour déterminer les secteurs en demande afin d’en tenir compte dans la sélection. Également depuis 2009, la grille de sélection du Québec accorde plus de points pour des profils DEC et DEP que Bacc, en raison de la demande croissante de profils avec ces niveaux de formation.
Pour ce qui est de la reconnaissance, chaque nouvel arrivant diplômé a la possibilité de demander une étude comparative de son ou ses diplômes par le ministère de l’Immigration. Toutefois, cela reste une étude comparative on ne parle pas ici de reconnaissance à un ordre professionnel.. Et cela est une autre histoire…
25 avril 2012 14 h 30
Bonjour,
C’est tout a fait par hasard que je me suis retrouvée sur le site blogue Mauricie, l’information qu’y transmet monsieur Marsais et fort bien détaillée.
Merci de votre implacation.
France Delisle
IQEMCQ – Bureau de la Mauricie et du Centre-du-Québec
Ministère de l’Immigration et des Communautés culturelles
25 avril 2012 16 h 42
bonjour Madame Delisle,
Je suis content de voir que mes nombreuses années à côtoyer le responsable en développement du MICC pour la région de la Mauricie m’ont permis de bien connaitre et comprendre les tenants et aboutissants de l’immigration au Québec.
J’en profite alors à mon tour pour remercier l’implication du MICC en Mauricie qui a contribué grandement au développement de l’immigration sur les 6 territoires de la région.
Jérôme