En tant qu’élu, je siège régulièrement à différents groupes de travail et conseils d’administration. Très sensibilisé par tout ce qui touche le développement régional, c’est toujours avec grand plaisir que je participe aux rencontres avec mes collègues d’autres municipalités. Je pense entre autres à la Conférence régionale des élus, où je siège au conseil exécutif de même qu’au conseil d’administration.

Nos échanges sont enrichissants, et il est très stimulant de constater que la mise en commun de nos forces permet souvent d’en arriver à un résultat tangible.

Pensons par exemple au balisage de la rivière Saint-Maurice entre Shawinigan et La Tuque, qui laisse entrevoir des possibilités de développement extraordinaires pour l’industrie touristique. La volonté d’un maire seul n’aurait pas suffi à faire débloquer ce dossier, qui a exigé un travail de longue haleine de la part de nombreux partenaires. Grâce au travail acharné de plusieurs élus et d’une concertation régionale, le terreau était fertile pour que le projet aille de l’avant.

Évidemment, qui dit instance régionale dit de temps en temps compromis. Composée de six MRC réparties sur un territoire de 40 000 kilomètres carrés, la Mauricie est à la fois urbaine et rurale.  Dans certaines communautés, le tissu économique repose sur un très petit nombre d’entreprises manufacturières, tandis qu’ailleurs, on mise plutôt sur la recherche et développement ou le secteur du récréotourisme. Ma ville, Trois-Rivières, compte 131 000 habitants, alors que plusieurs municipalités de la Mauricie en compte quelques milliers ou même quelques centaines seulement, une réalité tout autre. Peu importe le contexte, il faut  demeurer juste et équitable dans le respect des réalités des sous-régions, ce qui n’est pas toujours une mince affaire, il faut l’admettre.

Le défi est de taille, mais je pense que le jeu en vaut la chandelle. Sans perdre de vue nos besoins respectifs, je pense qu’il est avantageux pour chacun de penser dans une perspective régionale. Et ce que je vois me rassure : comme moi, chaque personne impliquée à la CRE semble animée par cette volonté de travailler ensemble pour le bien collectif. Lorsqu’une de nos municipalités rayonne, c’est toute la Mauricie qui en profite!