Le secret de la potion magique
J’ai 47 ans….bientôt 48…et j’avoue….malgré mon âge, j’aime encore beaucoup regarder les bandes dessinées à la télé. Je me surprends à chaque année à regarder Astérix, Obélix et leurs copains qui tentent de résister à l’envahisseur romain. Heureusement, ils ont une arme redoutable : la potion magique qui leur permet de se sortir de plusieurs impasses.
Par ailleurs, je suis curieux de savoir à quoi ressemblait le village Gaulois avant la découverte de la potion magique.
Vivaient-ils une reconversion de leur économie ? Avaient-ils des problèmes d’exode de leurs jeunes attirés par la fièvre urbaine de Rome? Cétautomatix le forgeron avait-il un projet de recherche et développement ? Exploitaient-ils un puits de gaz de shiste pour subvenir aux besoins énergétiques de leur village ? Avaient-ils des problèmes à garder leurs entreprises ? Vivaient-ils des problèmes en lien avec la mondialisation des marchés ou la baisse du sesterce ?
Plusieurs villages cherchent aujourd’hui une recette de « potion magique ». Espérant qu’un druide se pointe à l’horizon, avec ses herbes magiques, pour concocter le précieux liquide et nous libérer de tous nos soucis. Malheureusement, ce n’est pas comme ça que ça fonctionne. Par contre on peut se permettre de faire plusieurs parallèles entre le village Gaulois et le développement de nos communautés.
Astérix et ses amis n’ont jamais senti le besoin de se faire élire et ils ne se sont jamais longtemps demandé s’ils devaient se lancer à l’aventure. Ils avaient développé une attitude entrepreneuriale. Pourrions-nous, comme élus, employés municipaux ou de l’état, faire de même ? Développer une vision entrepreneuriale dans la gestion de nos organisations municipales, régionales, ministérielles. Tenter de faire les choses différemment, prendre des risques, négocier, oser penser qu’on peut changer les façons de faire et fournir les efforts en ce sens. Un exemple : la MRC des Chenaux qui s’est dotée de son propre service de collecte et transport des ordures ménagères, afin de mieux contrôler ses coûts à long terme. Les municipalités doivent soit créer de la richesse, soit mieux contrôler les dépenses. Le contrôle des dépenses commande de remettre en question les façons de faire. Pourquoi accepter de payer à des entreprises des frais qui sont artificiellement gonflés ou des marges de profit abusives, parce qu’on est une municipalité, une municipalité régionale de comté, un organisme ou un ministère ? Devrait-on aller jusqu’à concurrencer l’entreprise privée dans l’opérationnalisation de certains services municipaux? Et pourquoi pas si c’est le citoyen qui gagne en bout de piste…
| Cette entrée a été posté par Guy Veillette le 19 avril 2011 à 9:00 , et placée dans Gouvernance, Municipale, Ruralité. Vous pouvez suivre les réponses à cette entrée via RSS 2.0. Les commentaires et les pings sont fermés pour l'instant |
Il n'y a pas de commentaires.
19 avril 2011 10 h 57
Bravo! C’est une excellente réflexion… Tout le monde, à une période ou l’autre de sa vie, se remet en question. Est-ce que je suis à ma place? Est-ce que je fais bien mon travail? Est-ce vraiment ce que je veux faire de ma vie? Suis-je un bon parent?… la liste peut être longue…
Ce que je trouve surprenant, c’est qu’on ne fasse pas le même genre de réflexion dans nos organisations. Ce n’est que normal de remettre en question nos façons de faire et de s’adapter aux changements de technologies, de générations, de réglementation, etc. Pourtant, les organisations gouvernementales sont plutôt réfractaires au changement alors que tout le monde serait gagnant.
Il me semble que la potion magique n’est pas si loin…. suffit simplement d’y penser!
19 avril 2011 12 h 52
Merci Sandra de ce commentaire ! Effectivement, se remettre en question ou remettre en question nos façons de faire demande de l’énergie et de l’humilité. Mais, si ça peut améliorer un service, développer de nouvelles façons de faire, alors, ça vaut la peine d’essayer. « Vaut mieux une action imparfaite qu’une parfaite inaction! » – auteur inconnu
19 avril 2011 21 h 59
C’est en effet une excellente réflexion, on est souvent réfractaire au changement parce je crois qu’on a peur de des résultats… À partir du moment où l’on est insatisfait de sa situation, ça ne peut pas être pire, alors pourquoi nous n’osons pas faisons les choses autrement? Parfois on n’y arrive pas tout seul, c’est là que l’aide des autres nous rend plus fort. Une potion magique, c’est fait de plusieurs ingrégients et ils sont tous importants si on veut qu’elle soit « magique »!
20 avril 2011 09 h 12
Bonjour Annie,
Réfractaire au changement par peur des résultats ? Serait-ce plutôt simplement la peur du changement ? Le changement présuppose d’avancer dans le vide, d’oser, sans être certain de ce qui nous attend…et il ne faut pas attendre d’être insatisfait…mais de constamment rechercher la satisfaction du devoir accompli !
19 avril 2011 23 h 44
Salut mon Guy
J’ai l’impression que tu as presque trouvé la recette de la potion magique.
Premièrement tu recherches la VÉRITÉ. Tu es ouvert à modifier tes paradigmes pour effectuer les changements nécessaires pour atteindre tes objectifs. Tu es un homme vrai. Un homme AUTHENTIQUE. Mais pour être authentique il faut être BRANCHÉ. Branché sur soi et sur son milieu.Les grandes oeuvres se concoivent à partir de ce que l’on est, et non à partir de ce que les autres veulent que l’on deviennent. (ex: Fred Pellerin fait des chefs d’oeuvre à partir de ce qu’il est…)
Avant d’être citoyen du monde il faut être citoyen de quelque part. De plus il faut avoir cette FIERTÉ d’appartenir à une communauté qui a sa propre singularité comme St-Narcisse. Finalement il faut avoir le COURAGE de ces opinions. Je pense que tu fais d’excellente lecture inspire toi d’Astérix continue à prendre sa potion magique composé de VÉRITÉ, d’AUTHENTICITÉ, de SOLIDARITÉ, de FIERTÉ et de COURAGE pis tu vas te les faire foutre tous ces Romains de ce monde et surtout de notre région…
20 avril 2011 09 h 20
WOW ! Merci beaucoup Guy !
J’ai pas de mérite…j’ai eu d’excellents professeurs qui m’ont appris à rêver et à suivre mon coeur….et j’ai encore beaucoup de rêves à réaliser. Pour moi et pour ma communauté locale et régionale. Mais tu soulignes aussi qu’il faut resté branché, avec les deux pieds sur terre. Il paraît « qu’un éléphant, ça se mange une tranche à la fois… » Bonne journée !