Parce qu’en Mauricie l’exportation n’est pas encore coutume, j’ai pensé, pour ce premier blogue, vous donner quelques statistiques intéressantes sur le sujet, et pourquoi pas, me permettre un ou deux petits conseils.

Au risque de répéter ce que vous savez certainement déjà, l’industrie en Mauricie est essentiellement manufacturière et est dominée par les industries du papier, des produits en bois, des meubles et produits connexes. On sait aussi que dans les dernières années ces secteurs ont été durement affectés. Cela est certainement dû à la force du dollar canadien et, par conséquent, à notre forte dépendance aux États-Unis. 95 % de la valeur nos exportations s’en vont chez nos voisins américains, ce qui fait de la Mauricie la région administrative la plus dépendante envers ce pays. On peut donc conclure que nos exportateurs sont un peu frileux à l’idée de faire prendre le bateau à leurs produits.

On pourrait se demander pourquoi, car malgré les apparences, exporter aux États-Unis n’est pas toujours chose facile, même avec un accord de libre-échange. Les Américains sont ultra protectionnistes, et cela, encore plus depuis le début de la crise. Il y a beaucoup d’exceptions, de normes et de règles à suivre, mais surtout, beaucoup de risques. On parle évidemment de risques financiers, mais aussi de risques légaux. Il ne faut pas oublier que les États-Unis c’est le royaume de la poursuite! Souvenez-vous de Mme Lieback, qui a obtenu 2,7 millions de dollars de McDonald après s’être brulée en buvant son café chaud sans couvercle, dans sa voiture en mouvement.

En conclusion, c’est souvent quand la crise frappe que les exportateurs réalisent l’importance de diversifier leurs marchés. Je dis souvent qu’il ne faut pas mettre tous ses œufs dans le même panier. Pour éviter la catastrophe, il est ainsi souhaitable de prendre de l’avance et évaluer la possibilité d’exporter ailleurs que chez son voisin. D’autant plus que le dollar canadien ne semble pas vouloir s’essouffler, les exportateurs n’auront d’autres choix que de prendre leur mal en patience ou d’aller voir ailleurs.